La FDSEA du Gard a assuré vendredi qu'elle n'était pas à l'origine des actes de vandalisme commis la veille dans des bureaux de la Mutualité sociale agricole (MSA) du Gard, à Nîmes, par une dizaine de personnes encagoulées.

«Il n'y a pas eu d'appel lancé par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs pour des actions musclées à la MSA. On n'a pas appelé à cet acte mais on ne se défaussera pas non plus. Dans les circonstances que vivent les agriculteurs actuellement, je ne pense pas que la FDSEA condamnera ces actes», a déclaré Olivier Baranski, directeur de la FDSEA du Gard.

Les actes de vandalisme se sont déroulés alors qu'une délégation de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs était reçue à leur demande à la MSA et qu'une soixantaine de personnes étaient massées devant le bâtiment.

Une dizaine de personnes, encagoulées, ont pénétré dans les bureaux du service recouvrement-contentieux qu'ils ont complètement saccagé, détruisant également une vingtaine d'ordinateurs et du mobilier.

«Ils étaient parmi les manifestants, c'est une partie de ces manifestants qui a exprimé sa colère», a reconnu Olivier Baranski.

Ces événements intervenaient après une plainte contre un agriculteur qui, la veille à Collorgues (Gard), avait tiré deux coups de fusil en l'air lors de la visite d'un clerc d'huissier mandaté par la MSA. L'homme est lourdement endetté et, à l'issue de sa garde à vue jeudi, a été remis en liberté avec une convocation pour un rappel à la loi, a indiqué M. Baranski.

«Par la gestion, certes légale mais parfaitement inhumaine de certains dossiers, on est passé à deux doigts d'un drame mercredi. Aujourd'hui, les agriculteurs vivent une crise telle que ça mérite un peu plus de discernement. Le fait de prendre une arme n'est évidemment pas acceptable mais on peut comprendre un tel geste dans certaines circonstances», a estimé le responsable de la FDSEA.

Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, a dénoncé fermement les dégradations.