Malgré cette baisse importante en mars, l’indice des prix de la FAO, publié le 4 mai, reste supérieur de 10 % à l’indice d’avril 2016. L’ensemble des catégories de produits étudiées par la FAO est en baisse, hormis celle concernant la viande.

La viande, justement, son indice des prix de la FAO est en hausse de 1,7 %. « L’indice a progressé de presque 5 % de janvier à avril. Les cours de la viande ovine et de la viande porcine se sont affermis, ceux de la viande bovine et de la volaille sont restés à peu près inchangés », précise l’organisme onusien. La demande européenne en porcs et les ventes vers la Chine et la Corée du Sud ont notamment porté les prix.

Dégringolade pour le sucre

Concernant les autres catégories, c’est l’indice des prix du sucre qui affiche la plus forte baisse. Il diminue de 9,1 % sur un mois. « Le recul enregistré en avril s’explique principalement par une demande mondiale à l’importation qui reste faible et par des perspectives en hausse concernant les disponibilités à l’exportation au Brésil » analyse la FAO.

Les céréales voient, elles, leurs indices diminuer de 1,2 % par rapport à mars et 2,5 % sur avril 2016. « Une forte concurrence à l’exportation et des prévisions optimistes concernant les disponibilités mondiales de céréales durant la campagne de 2017-2018 ont continué de peser sur le cours international », explique la FAO. À contre-courant, le prix du riz s’affermit en avril.

Plus de 3 % de baisse pour les produits laitiers et les huiles végétales

L’indice des prix des produits laitiers diminue de 3,3 % sur un mois. Alors que le pic de production saisonnier dans l’hémisphère Nord pèse sur les prix de la poudre de lait et du fromage, les prix du beurre se sont, quant à eux, affermis face à une augmentation de la demande en Europe et Amérique du Nord.

Pour les huiles végétales, l’indice des prix de la FAO enregistre un repli proche de celui des produits laitiers. Sur un mois, il est en baisse de 3,9 %. « Ce recul est dû principalement à la baisse des prix de l’huile de palme et de l’huile de soja », observe la FAO.