Pourtant récente, l’injection de biométhane a connu une dynamique importante en 2015, notamment grâce à la mobilisation d’effluents agricoles. En effet, l’Observatoire du biométhane, commandé par le think-tank France biométhane et paru ce mois d’avril 2016, fait apparaître 19 sites injectant du biométhane au mois de mars 2016. Onze ont été inaugurés en 2015.

Autorisée depuis 2011, l’injection montre une capacité atteignant désormais 271 GWh/an. L’envol de la filière est notamment dû à la mobilisation des effluents produits dans les élevages du pays. En effet, 14 des 19 unités utilisent des effluents agricoles et industriels. Toutes injectent dans le réseau de distribution sauf une qui alimente un réseau de transport. Selon cet observatoire, la tendance devrait se maintenir d’ici à 2020, voire s’accroître. À la fin de 2015, 600 demandes d’études étaient relevées.

La demande en GNV carburant pourrait encourager le développement de la production de biométhane. Selon GRDF, le gaz pourrait représenter 14 % de l’énergie consommée dans les transports en 2030. Les collectivités territoriales sont très intéressées, notamment au regard des performances environnementales de ce carburant.

L’Observatoire du biométhane est produit par le cabinet Sia Partners. Il se fonde sur des données publiques émanant des acteurs du secteur, des organisations professionnelles et des pouvoirs publics, complétées de l’expertise du think-tank France biométhane et de Sia Partners. Selon France biométhane, cet état des lieux devrait être régulièrement renouvelé. Le think-tank a été créé le 06 avril 2016 et regroupe comme membres fondateurs Vol-V, Philippe Chalmin – économiste –, Denis Clodic – colauréat du prix Nobel de la paix 2007 –, la Banque Populaire Atlantique, Evergaz, Cap Vert Energie, l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF), GRTgaz, GRDF et Air Liquide.

Vincent Gobert