Après un temps chaud durant les trois premiers jours du mois, une ambiance régulièrement fraîche s’est imposée durant quasi trois semaines sur le pays. Une fraîcheur modérée, sans excès, mais bien installée, relève le lundi 6 juillet 2020 Frédéric Decker, météorologue à MeteoNews.

Il a fallu alors attendre le 22 juin pour voir le thermomètre retrouver des couleurs de saison, avec même un bref épisode de forte chaleur, flirtant localement avec les seuils de canicule entre la Beauce et l’Île-de-France.

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35,6 degrés à la fin de juin à Nice

La température moyenne nationale calculée sur 180 stations atteint 18,1 degrés, soit 0,3 degré au-dessus de la normale allant de 1981 à 2010, mais 0,2 degré sous la nouvelle normale allant de 1991 à 2020.

Juin s’est en effet encore réchauffé de 0,5 degré sur la dernière décennie. Il faut remonter à juin 2016 pour retrouver une moyenne au moins aussi basse (18 degrés).

Pour mémoire, le mois de juin le plus chaud date de 2003 (21,5 degrés) et le plus froid de 1956 (14,6 degrés). Les extrêmes nationaux du mois sont de 1,9 degré le 7 juin 2020 à Romorantin (Loir-et-Cher) pour la valeur la plus basse et 35,6 degrés à Nice (Alpes-Maritimes) le 29 juin 2020 pour la plus élevée.

Les extrêmes nationaux du mois sont de 1,9 degré le 7 juin à Romorantin pour la valeur la plus basse et 35,6 degrés à Nice le 29 juin pour la plus élevée. © MeteoNews

Sur le premier semestre, 2020 égalise avec 2007 en température moyenne nationale avec 12,2 degrés. Toutefois, en entrant davantage dans le détail, le premier trimestre de 2020 se situe un chouïa derrière 2007 : 12,17 degrés cette année contre 12,23 degrés il y a 13 ans.

Ces moyennes sont calculées sur 180 stations météorologiques sur l’ensemble de la France métropolitaine, incluant quelques stations de haute altitude de référence (mont Aigoual, pic du Midi) et d’autres sur des caps exposés (pointe du Raz, Ouessant, etc.).

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Juin assez pluvieux

Après la sécheresse printanière, la pluie a fait son retour sur la plupart des régions, en particulier du 4 au 21 juin 2020. Si les précipitations ont été abondantes à l’ouest, au sud et à l’est, elles ont été une nouvelle fois assez faibles sur les Hauts-de-France, le Bassin parisien et une partie de la Beauce, comprises généralement entre 15 et 70 millimètres.

Le minimum national revient tout de même à la Corse, avec 3,5 mm seulement à Solenzara. À l’inverse, il est tombé 324 mm au mont Aigoual. À basse altitude, c’est Biarritz qui détient le maximum avec 165 mm. On notera au passage un épisode méditerranéen hors saison, donnant jusqu’à 350 mm en moins de 48 heures les 11 et 12 juin 2020.

En moyenne nationale, la France a reçu 73 mm de précipitations pour une normale de 54 mm, soit un excédent de 35 %. Il faut remonter à juin 2007 pour retrouver un chiffre au moins aussi élevé (81 mm). Pour mémoire, juin 1976 reste de très loin le plus sec (11 mm) et juin 1997 le plus arrosé (109 mm).

Sur le premier semestre, la France a reçu 350 mm pour une normale de 367 mm, chiffre donc quasi normal qui cache la sécheresse pourtant encore assez présente au 30 juin, notamment sur les régions les plus au nord. Février et juin bien arrosés compensent en effet en grande partie le déficit des mois de printemps.

Moins de soleil qu’en avril et mai

Les nuages se sont déconfinés en même temps que nous dès l’ouverture des terrasses au début de juin durant près de trois semaines. Le tout début puis la fin du mois sauvent plus ou moins les meubles.

L’astre du jour a en effet brillé durant 214 heures en moyenne nationale dans le mois pour une normale de 233 heures, soit un léger déficit de 8 %. Avril, avec ses 228 heures et surtout mai avec 286 heures ont fait bien mieux.

Juin 1997 et 2016 conservent la mauvaise place de derniers de la classe avec 171 heures d’ensoleillement seulement, alors que juin 1976 conserve fièrement la tête avec 330 heures !

C’est Saint-Girons, au pied des Pyrénées, dans l’Ariège, qui a le moins vu de soleil durant ce mois de juin : 144 petites heures seulement. C’est moins qu’en février dernier qui comptait 157 heures de présence. Quant au maximum du mois, il revient au Luc-en-Provence avec 336 heures d’ensoleillement.

Les 1 109 heures de soleil du premier semestre de 2020 dépassent la moyenne qui est de 977 heures. Mais l’année 1979 reste devant ave 1 200 heures, ainsi que six autres années : 1949, 1952, 1959, 1989, 2017 et 2019.

Un mois de juin donc, de saison côté thermomètre entre chaud et froid, globalement pluvieux, sauf sur les régions du nord. Le climat était proche de la tendance saisonnière émise par MeteoNews six mois plus tôt.

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O.D.