Selon Frédéric Decker, météorologue à MeteoNews, après cet hiver 2019-2020 uniformément doux, douceur et froid ont alterné de façon équitable sur la France en mars. Un pic de douceur a eu lieu au milieu du mois avec plus de 20 degrés, réveillant encore un peu plus vite la végétation. De fortes gelées tardives ont même eu lieu en fin de mois avec des valeurs descendant entre –5 et –8 degrés dans le nord-est jusqu’aux régions centrales, mettant à mal une végétation très avancée et provoquant des dégâts sur les cultures. Au final, avec 8,9 degrés de moyenne, mars 2020 est parfaitement dans les clous par rapport à la normale 1991-2020.

Evolution de la température moyenne en mars depuis 1946. © Météo News

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Précipitations : un mois coupé en deux

La première quinzaine de mars restait dans le rythme de l’hiver avec des perturbations fréquentes et actives. Les pluies ont été abondantes, représentant quasi le double de la normale sur la plupart des régions. Mais le régime météorologique a basculé dans l’excès inverse ensuite, à savoir une succession d’anticyclones, interdisant aux perturbations de passer, et donc à la pluie de tomber. Il n’a quasi pas plu pendant la seconde quinzaine. Ces deux types de temps radicalement opposés, coupant précisément le mois en deux, donnent un chiffre pluviométrique national moyen de saison : 56 mm pour une normale de 55 mm.

Ensoleillement

Selon MeteoNews, les conditions anticycloniques de la deuxième quinzaine et surtout de la troisième décade ont apporté énormément de soleil sur pratiquement tout le pays, notamment sur la moitié nord. Le manque de soleil relatif de la première décade a été largement compensé. Mars 2020 termine donc en excédent de lumière sur l’ensemble de la France, avec une moyenne nationale de 169 heures d’ensoleillement pour une normale de 156 heures.

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Pic de pollution en plein confinement, pourquoi cela ?

La période de confinement due à la pandémie au coronavirus ou Covid-19 a occasionné une baisse sensible des polluants… avant une brutale reprise allant jusqu’à un pic de pollution en particules le 28 mars, malgré une circulation automobile au plus bas.

Pourquoi ? D’une part parce que le froid de la fin du mois a obligé les Français à davantage se chauffer, à remettre les chaudières en marche et allumer des feux de cheminée, libérant des particules. D’autre part à cause de la configuration météorologique : l’anticyclone au nord de l’Europe a dirigé un flux de nord-est froid chargé en particules polluantes… venant de la Pologne et de l’Allemagne où les usines à charbon continuaient de tourner.

R.H.
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Le prix du colza poursuit sa décrue

Les prix du colza reculaient vendredi 22 octobre 2021 après-midi sur le marché européen dans le sillage de l’huile de palme, tout en demeurant à un niveau élevé, autour de 675 euros la tonne.