« La fin de la fête », voilà comment pourrait s’intituler la dernière note de conjoncture du ministère de l’Agriculture sur le secteur du melon. En juin, avec une production attendue en recul, les cours se maintenaient. Mais la canicule a rebattu les cartes.

« Les canicules de l’été ont accéléré la maturation des fruits, avec une majorité de gros calibres, pouvant entraîner temporairement un engorgement sur le marché », précise le ministère.

Petite production

La production a été revue une nouvelle fois à la baisse, à 222 940 tonnes, « en recul de 10 % sur un an et de 14 % par rapport à la moyenne 2014-2018 ». C’est dans le Centre Ouest, second bassin producteur, que la baisse est la plus brutale : -16 % par rapport à la campagne précédente, et -17 % par rapport à la moyenne quinquennale.

En crise dès le 20 juillet

« Le melon est déclaré en crise conjoncturelle par le Réseau des nouvelles des marchés pour 5 jours consécutifs, du 20 au 24 juillet », souligne le ministère. Le redémarrage de la demande en juillet, et une hausse de la consommation de 12 % n’ont pas suffi à désengorger un marché bouché par les gros calibres.

Sur l’année, les exportations ont diminué de 1 %, alors que les importations ont augmenté de 3 % sur la même période. Malgré des conditions difficiles côté espagnol, le déficit commercial en melon « se creuse de 4 % sur un an ».

I.Lo