Olivia insiste sur ses limites. « Je continue d’appeler mon ostéopathe, c’est une professionnelle, elle a fait de longues études. Moi je ne fais que commencer, sur le terrain. » Le « reboutage », cette forme d’ostéopathie artisanale à la ferme, elle l’a découvert et appris grâce à l’association Éleveurs Autrement.

« Si on va vers ce type de médecine, c’est avant tout pour aller plus loin dans nos vaches, parce qu’on veut passer plus de temps avec elle », estime Olivia. Elle ne se sent pas encore à l’aise avec la technique, mais son regard a déjà changé sur son troupeau. Elle interprète autrement les boiteries, elle repère plus facilement des comportements inhabituels.

« Maintenant, quand j’appelle l’ostéopathe, je peux lui donner des éléments, et ça facilite les diagnostics », poursuit Olivia. Si le « reboutage » ne remplacera donc pas demain chez elle les interventions d’un professionnel, cette formation a tout de même le mérite de permettre à l’éleveuse de mieux communiquer avec les praticiens.

Ivan Logvenoff