« On s’attend à une baisse très significative des exportations russes de blé vers l’Asie et l’Europe », explique Didier Nedelec. Cette diminution, prévient-il, devrait intervenir en février ou en mars 2019. Et à ce moment-là, tous les regards se tourneront vers la récolte argentine, et, surtout, vers les stocks américains. « On va avoir besoin d’aller charger la totalité des stocks disponibles aux États-Unis », estime-t-il.

Attendre que la situation du blé russe s’éclaircisse

À ceux qui auraient encore des stocks à vendre, Didier Nedelec recommande d’attendre que la situation du blé russe s’éclaircisse, vers le début de l’année. Sauf si ? Sauf si vous avez besoin de trésorerie. Didier Nedelec préconise avant tout la sécurité : « Vendre à la dernière minute, c’est toujours une mauvaise nouvelle », lance-t-il. Mieux vaut donc anticiper les problèmes de trésorerie, en vendant au meilleur moment par rapport aux comptes de l’exploitation.

En maïs, enfin, les cours devraient rester stables pendant quelques mois encore. Concernant les semis de printemps, Didier Nedelec rappelle que, quand viendra l’heure du choix, d’ici à quelques mois, « c’est le maïs qui a aujourd’hui les meilleures marges à l’hectare ».

I. Logvenoff
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