« On a beaucoup perdu : on était 11 000 exploitants il y a 20 ans, et plus que 1 400 aujourd’hui, mais on a touché le fond et on a l’espoir de remplacer les départs à la retraite. Pour ça, il faut redorer le blason de l’agriculture et arrêter de nous taper dessus tout le temps », a déclaré Jean-Philippe Frère, oléiculteur et président de la FDSEA des Alpes-Maritimes.

Entretien avec le préfet

« 145 professionnels qui manifestent, c’est beaucoup pour notre département », s’est-il félicité à l’issue d’un entretien avec le préfet pour aborder les dossiers lui tenant à cœur, notamment les conflits de voisinage générés par la proximité croissante des habitations avec ce qui reste de zones agricoles, ou les prêts bancaires difficiles à obtenir pour l’installation des jeunes.

« Halte au dénigrement », « Préservons l’agriculture périurbaine », « Non aux loups », pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants. Dans un tract, ils ont réclamé des assises de l’eau et du foncier, une baisse de la pression administrative, une valorisation des métiers agricoles et une augmentation des tirs de défense contre le loup.

Peu d’exploitations

Le département des Alpes-Maritimes est le plus touché par les attaques du loup contre les troupeaux. Malgré des AOC renommées autour de l’olive de Nice et des vins de Bellet, il est aussi dans le peloton de queue en matière agricole, avec la plus petite superficie de terres affectées à cette activité par rapport au reste de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Si la baisse de l’emploi agricole semble enrayée depuis 2015, les Alpes-Maritimes comptent trois fois moins d’agriculteurs que le Var. La plupart travaillent sur une petite exploitation familiale, sans salarié. Le département produit en premier lieu des fleurs et du feuillage coupés, mais aussi des plantes fourragères, de la viande, surtout du mouton, des fruits et légumes.

AFP