La Confédération paysanne, dont quatre militants sont en grève de la faim, a annoncé jeudi qu'elle ne quittera pas les locaux de l'interprofession laitière à Paris comme la justice lui a ordonné de le faire avant vendredi matin, sous peine d'être expulsée.

« On ne bouge pas. On attend de voir si quelqu'un a le courage de venir expulser des paysans dont la présence est légitime ici », a déclaré André Bouchut, secrétaire national de la Confédération paysanne.

M. Bouchut est l'un des grévistes de la faim qui en étaient jeudi à leur onzième jour de grève. « Et si on nous expulse, nous nous installerons en face de la Maison du lait », a-t-il prévenu.

« Nous ne cesserons nos actions que lorsque sera fixée une date butoir pour notre intégration dans l'interprofession » au plus tard au premier semestre de 2011, a ajouté M. Bouchut.

Dans son ordonnance de référé, le TGI de Paris, saisi par les locataires et le propriétaire de la Maison du lait, a demandé mercredi aux occupants de « quitter l'ensemble des locaux (...) au plus tard à l'expiration d'un délai de 38 heures », soit vendredi à 07h00.

« A défaut », il sera procédé à leur expulsion « si besoin est avec le concours de la force publique et d'un serrurier », selon l'ordonnance.

La FNPL (producteurs de lait de la FNSEA) a renouvelé jeudi ses propositions de « rencontres plus formalisées et régulières entre syndicats afin de travailler ensemble » sur des sujets « concernant l'avenir des producteurs de lait ».

Ces rencontres pourront avoir lieu « dès la libération de la Maison du lait », toujours selon la FNPL.

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