La FNPSMS (Fédération nationale des producteurs de semences de maïs et de sorgho) et Bessé Agro, un cabinet de conseil en assurances, ont annoncé le mardi 22 mars 2016, la mise en place, à partir du 1er avril prochain, d’une couverture pour sécuriser la production de maïs semences en cas de forte chute de rendement dans une zone géographique (plus de 15 % à l’échelle régionale). Et ce, quelle que soit la cause de cette baisse de rendement.

Un découpage en quatre régions pédoclimatiquement homogènes de 10 000 à 25 000 hectares chacune, a été réalisé (Sud-Ouest Aquitaine, Sud-Ouest Midi-Pyrénées, Grand Est et Grand Ouest), « afin de régionaliser le risque couvert », selon la FNPSMS.

Un coût de 0,762 €/ha

Cette assurance de Swiss Re se substitue par exemple à l’assurance multirisque climatique, qui ne permettait pas de compenser suffisamment les pertes. Son coût pour l’agriculteur est fixé à seulement 0,762 €/ha. Cela représente environ 10 % du coût global de la mise en place de cet outil assurantiel, le reste étant pris en charge par l’interprofession.

« C’est une solution nouvelle et inédite », confie la FNPSMS dans son communiqué. Elle pourrait ainsi intéresser d’autres filières spécialisées. « L’objectif est de participer in fine à la protection du revenu des agriculteurs-multiplicateurs de semences de maïs en cas de coup dur, et au-delà, de la protection de la filière dans son ensemble », souligne l’interprofession. Et de poursuivre : « C’est très concret puisque l’analyse montre que le déclenchement de l’assurance serait survenu pour les trois années difficiles des quinze dernières campagnes ».

La France est le premier pays producteur de semences de maïs et aussi le premier exportateur mondial. La filière compte 4 000 agriculteurs-multiplicateurs et 26 entreprises de semences.

I.E.