Le robot mélangeur Vector de Lely fête ses dix ans d’existence grâce à un partenariat avec différentes fermes de test. Celle de la famille Overbeek aux Pays-Bas fut l’une des premières exploitations équipées. C’est à l’occasion de la construction d’un nouveau bâtiment que la famille s’est intéressée à la traite et à l’alimentation automatisée. Dans un premier temps, les éleveurs se sont équipés d’un robot de traite avec l’Astronaut A3 Next puis le Vector est rapidement arrivé pour se charger de l’alimentation.

Test et validation en conditions réelles

La disposition des bâtiments et les différents aliments utilisés dans la ferme rendaient le test très pertinent, car effectué dans des conditions relativement contraignantes auxquelles il fallait s’adapter. De plus, il y avait des portes électriques, un couloir d’alimentation étroit et un passage encore plus étroit. Le robot mélangeur et distributeur Vector devait donc pouvoir faire des rotations très serrées tout en avançant doucement mais sûrement. Parmi les premiers éléments qui ont constitué un défi, il y avait le fait d’éviter que le fourrage ne s’accumule sous la jupe ou bien que les vaches immobilisent le système.

S’adapter aux différents aliments

Les blocs d’ensilage étaient aussi parfois très compacts et l’ensilage d’herbe, assez sec. Au début, le grappin avait donc du mal à saisir la matière, ce qui conduisait régulièrement à une rupture du système. Après des déconvenues, Lely a développé un nouveau grappin avec un système de remontée de l’aliment entièrement repensé. L’ensilage sec posait également des problèmes de mélange. Il fallait à l’époque ajouter des sous-produits liquides à la ration afin que le mélange soit correct, une solution qui n’a jamais été appliquée dans d’autres exploitations de test, alors qu’il l’est aujourd’hui dans le monde entier.

Paul Denis