Agrowin débarque sur le marché du semis et du travail du sol. L’entreprise est fondée par Florence Evin, assistée de son père Michel, qui a créé la marque Agrisem, revendue en 2012 au polonais Unia. La nouvelle marque, implantée à Ligné, dans la Loire-Atlantique, propose déjà différents produits parmi lesquels le Rotawin. Il s’agit d’un semoir monograine qui travaille le rang et sème des bandes doubles, avec une implantation en quinconce. L’outil combine des lames fissuratrices et des rotors à marteaux qui travaillent les rangs, suivis des cellules de semis.

Fissurateurs à fourche et rotors à marteaux

Parmi les innovations présentes sur le semoir se trouvent des fissurateurs avec des lames fourches à double pointe. Il en découle une pénétration facilitée et donc un besoin réduit de puissance. Sur cet organe de travail comme sur tous les autres, la profondeur de travail est réglable. Cette fissuration à l’aide de fourches réalise un lit de semences en bande sur une largeur de 24 cm. Une fois le sol ameubli en profondeur, le lit de semences est préparé­ par des rotors à marteaux de 40 mm, au nombre de 12 par bande de semis.

Des déflecteurs sont situés de part et d’autre des rotors. Leur rôle est double : ils évitent les projections de terre, qui pourraient faire germer des graines d’adventices dans l’interrang, et ils renforcent les parois du lit de semences. Cet effet, que le constructeur appelle « pot de fleurs », stimule le développement des racines en profondeur.

Semis en quinconce

La spécificité du Rotawin est son implantation en double rang décalé. Les cellules de semis sont séparées de 75 cm, mais chacune implante deux rangs jumeaux en quinconce. Chaque rang est espacé de son homologue de 17 cm. L’interrang qui sépare chaque bande est donc de 58 cm.

Les trémies de 70 litres sont pressurisées. Les cellules de semis distribuent alternativement les semences de chaque côté par soufflerie, avant le passage des roues de rappui. Le mode d’implantation en quinconce augmente l’espace entre chaque pied. La densité de semis peut ainsi être supérieure sans pour autant que les plantes ne se fassent trop concurrence.

Le semis peut se faire à une vitesse comprise entre 5 et 8 km/h. Cette version implante quatre doubles rangs, soit huit au total. Une gamme en six doubles rangs, aux extrémités repliables, sera bientôt disponible pour les tracteurs de plus grosse puissance.

Gildas Baron