Pour les représentants du Sedima (Syndicat national des entreprises de service et de distribution du machinisme agricole), l'augmentation de la compétitivité des PME passe par la simplification administrative.

Selon les concessionnaires, cet allègement commencerait par la télétransmission de l'immatriculation des matériels agricoles. En effet, depuis le début de l'année, tous les matériels traînés et semi-portés doivent recevoir une carte grise. Dans le cas des véhicules de tourisme, l'immatriculation se fait par télétransmission.

Mais ce système n'est pas disponible pour l'immatriculation des véhicules à usage agricole. Les concessionnaires doivent donc se rendre en préfecture pour obtenir les cartes grises de tous les matériels qui posent une roue sur la route. Une démarche devenue très chronophage depuis l'entrée en vigueur du SIV (système d'immatriculation à vie) pour tous les matériels traînés et semi-portés. De plus, les délais d'immatriculation en préfecture s'allongent au fur et à mesure des réductions d'effectif, ce qui augmente d'autant le délai de livraison des machines. Le Sedima demande donc à intégrer le système d'immatriculation par télétransmission, une requête restée lettre morte depuis maintenant quatre ans.

L'autre requête concerne la réforme du permis de conduire qui permet aux seuls employés municipaux et affouagistes (bois de chauffage) de conduire des matériels agricoles automoteurs avec un simple permis B, comme les agriculteurs, alors qu'un permis C ou E(C) est requis pour tous les autres. Le Sedima demande qu'une dérogation soit accordée aux concessionnaires et à leurs salariés qui, a priori, connaissent mieux le matériel que les employés municipaux. Cette dérogation faciliterait également les recrutements dans une profession qui peine à trouver des techniciens titulaires du permis C.

C.L.G.