« Nous avons eu à entendre et à connaître des faits similaires à ceux cités dans le rapport d’enquête », signalent les élus dans un communiqué de presse.

Des attaques à 50 m des habitations, malgré la présence humaine, sont rapportées par les habitants de leurs communes. Tout comme des bovins qui brisent leurs barrières, puis fuyant à plusieurs kilomètres après l’approche du prédateur.

Bref, les maires « responsables de la tranquillité et de la sécurité publiques » s’inquiètent. Ils rejoignent les conclusions de l’enquête. « Si le régime de tirs en vigueur dans notre pays ne s’avère pas suffisant pour réapprendre aux loups la crainte des humains, alors c’est l’équilibre et l’attractivité de nos territoires, intrinsèquement liés à la santé de nos élevages de plein air qui seront bouleversés. »

(1) Laurent Garde, du Centre d’études pastorales Alpes-Méditerranées, et Michel Meuret, de l’Institut national de la recherche agronomique, ont publié une enquête conduite à Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) intitulée « Quand les loups franchissent la lisière ».