Les syndicats rappellent la réalité de l’éleveur confronté aux attaques, avec des dizaines de brebis agonisantes, étalées au sol, attendant que l’exploitant abrège leur souffrance. « Qui aura le courage de lancer un appel pour mettre fin à la souffrance psychologique des éleveurs qui subissent des attaques incessantes, questionnent-ils à nouveau. Qui aura le courage de lancer un appel pour ces éleveurs qui, par leur travail, participent au maintien de la biodiversité et au développement de l’activité économiques des zones rurales ? »

Politique inhumaine

Les professionnels reviennent aussi sur le coût de la prédation, 25 millions d’euros pour 2016, et sur la croissance de la population de loup : +22 % en un an. Ils n’en peuvent plus de vivre de telles agressions.

« Il est intolérable et inhumain de continuer dans cette politique, insistent-ils. Nous avons besoin d’une tolérance zéro. Aucune attaque sur les troupeaux ! Le respect du travail des éleveurs serait un signal fort donné par les nouveaux décideurs politiques en accordant une priorité assumée dans les actes et les décisions du pastoralisme face au loup. La survie de l’élevage en dépend. »