La CP rappelle dans un communiqué de 27 juillet 2016 sa position vis-à-vis du loup, avec lequel elle estime que la cohabitation est impossible. Cet avis, elle l’a rappelé au ministre de l’Agriculture, le 25 juillet à Paris, lors d’une réunion organisée à la suite du blocage du viaduc de Millau, le 14 juillet, par des éleveurs de la Lozère et de l’Aveyron confrontés à des attaques de loups.

S’en est suivi de cette manifestation l’accord de Ségolène Royal pour créer une brigade d’intervention en charge du loup sur ce territoire. Une mesure que la Confédération paysanne voudrait voir appliquée à l’ensemble de l’Hexagone, afin que les éleveurs bénéficient d’une égalité de traitement.

« Le quart sud-est de la France bénéficie déjà d’une brigade, mais les éleveurs du quart nord-est restent les grands oubliés, estime la Confédération paysanne. Ils ont subi plus de 80 attaques et plus de 220 victimes en 2015. Le début de la saison de 2016 est catastrophique avec déjà plus de 80 attaques et plus de 250 victimes pour les seuls départements des Vosges et de la Meurthe-et-Moselle. Il est insupportable pour la Confédération paysanne que les élevages du quart nord-est ne soient pas pris en compte de la même façon que les élevages du Massif central. »

Le syndicat rappelle que les attaques sont de plus en plus fréquentes malgré la mise en place des moyens de protection. « Ce sont seize départements qui sont aujourd’hui impactés avec déjà plus de 3 000 victimes cette année », calcule-t-il.

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