Si l’agro-écologie était au centre de la LAAF, le ministre a rappelé sa dépendance avec la performance économique des exploitations, « qui est complexe et qui ne repose pas que sur les coûts mais aussi sur des choix stratégiques, organisationnels et qualitatifs ». En pratique, la conférence de ce jour, même si elle s’est attachée à présenter des exemples concrets, manquait un peu de contenu en termes d’explication des textes réglementaires et s’est avérée davantage portée sur la communication. Toutefois, la plupart des textes manquants devraient voir le jour en 2016.

GIEE

Innovation de la LAAF, 242 groupements d’intérêts économique et environnemental (GIEE) ont vu le jour en 2015. Ils regroupent 4 000 agriculteurs sur plus de 300 000 ha. De nouveaux appels à projets assortis de financements devraient être lancés en 2016. Stéphane Gérard, le président de la FNCuma, s’est dit « volontariste sur les GIEE pour que les Cuma ne s’intéressent pas qu’au machinisme ». Selon lui, « la mutation de l’agriculture passera par les groupes pour des raisons d’efficience en termes de surface ». Mais, pour renforcer les GIEE, « les contreparties doivent être plus claires. Celui qui prend des risques n’a pas de retour immédiat », a-t-il poursuivi.

Transparence des Gaec

« Je tiens à remercier le ministre d’avoir fait reconnaître les Gaec au niveau européen », a salué Gilles Brenon, le président de Gaec et sociétés. Plus de 6 000 Gaec ont vu le jour en 2015, ce qui porte à 45 000 le nombre de ces structures en France. Toutefois, si la LAAF a étendu à dix le nombre d’associés, en pratique la transparence se limite à quatre associés. Le président de « Gaec et sociétés » a de nouveau déploré la fusion des comités d’agrément Gaec avec les CDOA. « Sur les 6 000 Gaec, certains ont été créés par opportunité », a-t-il ajouté en rappelant que « l’agriculture de groupe est avant tout une volonté ».

A télécharger : la loi d’avenir en actes (ministère de l’agriculture, 11 février 2016)

Pauline Bourdois