Les projets de décrets font en ce moment l’objet d’arbitrages ministériels car la mesure apparaît difficile à financer. Avec la volonté de compenser une « atteinte au capital productif agricole et agroalimentaire » liée à l’aménagement de grands ouvrages, la mesure devait favoriser la mise en place d’outils capables de récupérer de la valeur ajoutée pour les exploitations agricoles d’un territoire.

« Malgré tous les outils de préservation du foncier, la consommation d’espace agricole s’impose pour des motifs d’intérêt général », a expliqué Marion Zalay de la Direction régionale de l’agriculture d’Ile-de-France (Driaaf). Dans cette région, les exigences de l’aménagement du Grand Paris nécessitent la mise en place d’outils de compensation agricole collective. « Les contours d’un dispositif ont été imaginés. Là où la contraction surfacique ne peut être évitée, on créera un potentiel de valeur ajoutée », a indiqué la représentante de la Driaaf. Un groupement d’intérêt public a été créé. Il est destiné à accompagner financièrement des investissements dans les secteurs de la transition écologique, des start-up vertes ou pour des projets novateurs en matière de collecte ou de commercialisation.

Reste que, pour l’instant, ces vœux pieux peinent à voir le jour et que la question d’une participation des maîtres d’œuvre au financement fait débat.

Pauline Bourdois