« Pendant qu’on essaye de sauver des vies, qu’on essaye d’alimenter nos concitoyens, que les pays répondent à la crise sociale, économique et sanitaire terrible, il n’est pas acceptable de signer des accords internationaux, dont on pense que demain, ils devront être changés », a insisté Didier Guillaume le 13 mai 2020, lors de son audition par la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale.

Accords avec le Mexique et l’Océanie

Cette déclaration faisait suite à plusieurs questions posées par les parlementaires au sujet de la position de la France sur l’accord commercial trouvé le 28 avril entre la Commission européenne et le Mexique. Les députés avaient également en ligne de mire les pourparlers entre l’Union européenne et les pays de l’Océanie (Nouvelle-Zélande et Australie).

Souveraineté et exception agricole

« On ne va pas continuer demain avec les mêmes accords internationaux qu’avant, d’autant plus que nous voulons une souveraineté agricole et que nous voulons une exception agricole », a poursuivi le ministre. « Si c’est ce qu’on veut, on ne peut pas mettre l’agriculture au même niveau que d’autres industries dans un accord. »

Crainte d’un accord avec la Nouvelle-Zélande

Au sujet des discussions entre l’Union européenne, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, Didier Guillaume a estimé qu’il « ne serait pas raisonnable » d’établir un accord maintenant, « notamment avec la Nouvelle-Zélande où, sur le lait et la viande, nous serions en très grande difficulté ».

Bertille Quantinet