Emmanuel Macron estime que son homologue brésilien, Jair Bolsonaro, a « menti » sur ses engagements en faveur de l’environnement prononcés lors du dernier G20 à Osaka, et a annoncé ce 23 août 2019 que, dans ces conditions, la France s’opposait au traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. La France avait conditionné sa validation de cet accord au respect des engagements environnementaux du Brésil.

Signé le 28 juin dernier, cet accord fait l’objet d’importantes contestations au sein du secteur agricole.

Bras de fer

Le président brésilien a accusé en retour son homologue français de vouloir « instrumentaliser » le sujet « pour des gains politiques personnels ». Ce bras de fer lancé par Emmanuel Macron intervient alors que d’importants feux de forêt se répandent en Amazonie. Un événement aux importantes répercussions à l’échelle internationale, tandis que se multiplient les appels à sauver le « poumon de la planète ».

Rendez-vous au G7

Le président de la République a donné rendez-vous aux pays du G7, dont le sommet s’ouvre le 24 août 2019 à Biarritz « pour parler de cette urgence ». Une position qui a trouvé un écho auprès de la chancelière allemande Angela Merkel et du Premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Réactions

La FNSEA et JA n’ont pas tardé à saluer cette annonce. « Pour tous les agriculteurs français et européens, il s’agit d’une décision de sagesse face à un traité qui allait offrir en pâture l’agriculture française, en ouvrant les portes du marché européen à des produits ne respectant pas les normes de production françaises et européennes », affirment les deux syndicats.

« Cette décision doit constituer une réelle prise de conscience de la part de nos décideurs politiques pour bâtir un commerce international qui se base sur des règles de concurrence loyales et transparentes, poursuivent-ils. Il faut cesser d’importer l’alimentation que les Français ne veulent pas ! C’est le message que la FNSEA et JA souhaitent adresser aux parlementaires qui vont se prononcer sur le Ceta. »

Avec l’AFP