Le Ceta « a été signé avec des conditions, en particulier sur l’agriculture, parce que c’était un enjeu », a souligné sur France 3 M. Le Foll. Le projet d’accord « nous donne les garanties nécessaires sur ce que nous avions posé comme règles ». Il « doit être mis en œuvre avec le respect de l’ensemble des règles que nous avons fixées », a-t-il ajouté.

Plusieurs manifestations ont eu lieu samedi en France pour dénoncer ce traité, qui doit être signé le 27 octobre. À Paris, quelque 1 200 à 1 500 personnes selon la police, et 5 000 personnes selon les organisateurs, ont pris part au rassemblement.

Les manifestants étaient également mobilisés contre le Tafta (ou TTIP), projet d’accord de libre-échange avec les États-Unis, dont la portée serait beaucoup plus importante mais dont la conclusion n’est plus envisagée pour cette année.

Le Ceta s’avérerait tout aussi problématique pour l’agriculture que son homologue américain, selon les syndicats agricoles et plusieurs organisations de la société civile.

Les opposants au Ceta ont été encouragés par le veto mis vendredi à la signature de l’accord par le Parlement de la Wallonie, dont l’aval est indispensable à la ratification de ce traité négocié pendant sept ans par l’UE.

AFP