Cette commission est présidée par l’économiste de l’environnement à la Toulouse School of Economic, Stefan Ambec, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Un exercice multidisciplinaire

Elle comprend « dix spécialistes scientifiques » (9 hommes, une femme) « reconnus en matière environnementale, commerciale, agricole, sanitaire, juridique, sociale et géopolitique », précise Matignon dans un communiqué.

Elle doit analyser les dispositions de cet accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) signé à la fin de juin, qui a immédiatement provoqué une levée de boucliers au sein du secteur agricole.

Centré sur l’environnement

La commission « s’attachera en particulier à évaluer les effets de l’accord en matière d’émission de gaz à effet de serre, de déforestation et de biodiversité », ont souligné les services du Premier ministre.

« Elle appréciera les conséquences du projet d’accord sur la capacité des États et de l’Union européenne à réguler et à appliquer leurs normes aux produits consommés sur le marché européen », a-t-on poursuivi de même source.

Le rapport, qui sera rendu public, sera notamment complété de « travaux spécifiques sur les filières agricoles sensibles », notamment la viande bovine, le sucre et la volaille. Il doit « préparer le positionnement de la France au Conseil de l’Union européenne ».

AFP