À l’automne dernier, Guillaume Le Bian, un jeune homme souhaitant installer un atelier de volailles sur les terres de sa famille à Carantec (Finistère), avait reçu des lettres de menace, insultant sa famille, ou faisant allusion à son futur suicide.

L’auteur de ces lettres se serait dénoncé de lui-même auprès de la gendarmerie à la suite d’une enquête des forces de police. Les membres du collectif « Carantec pour tous » qui s’oppose au projet, avaient annoncé qu’ils porteraient plainte contre l’auteur des lettres le jour où celui-ci serait démasqué.

Recours en cours

« Eh bien ! nous attendons toujours, lance François Kerscaven, élu de la FDSEA. Le collectif nie aujourd’hui tout lien avec cette personne, mais c’est trop facile. Nous pensons, nous, qu’il ne s’agit pas de l’œuvre d’un seul homme. »

Le recours de « Carantec pour tous » contre le projet de Guillaume auprès du tribunal administratif est d’ailleurs encore d’actualité. Les membres du collectif ont même annoncé leur volonté de faire appel si la décision ne leur convenait pas.

Les agriculteurs, quant à eux, ont rencontré des élus pour faire avancer plus vite ce dossier. « L’idée serait que 2 ou 3 juges puissent se saisir des recours pour raccourcir les délais », explique François Kerscaven.

Car, au milieu de ces actions, Guillaume attend toujours de lancer son atelier de volailles en plein air. La coopérative qui devait l’aider à monter le bâtiment lui aurait trouvé un emploi de technicien, afin de lui assurer un salaire le temps que la situation évolue. « Pour lui, la vie continue », rassure François Kerscaven.

Ivan Logvenoff

(1) Opposants au projet.