La branche des légumes et fruits frais du groupe Agrial, entreprise coopérative, lance le 4 octobre 2019 la démarche « Agrilogique ». Une nouvelle offre qui garantit aux consommateurs le « sans-résidu de pesticides ». Les résidus de 450 produits phyto, analysés par un laboratoire indépendant, doivent être inférieurs à la limite de quantification (0,01 mg/kg). « Cela s’inscrit dans une logique d’amélioration continue, poussée par les consommateurs », a déclaré Bertrand Totel, directeur général de la branche des légumes et fruits frais.

Obligation de moyens

« La démarche va au-delà de la garantie de zéro résidu, a assuré Emmanuel Neveu, directeur des achats et de l’amont agricole de la branche des légumes et fruits frais. Elle résulte de la mise en place de nombreux leviers. En plus des obligations de résultat, nous avons une obligation de moyens. »

La démarche s’appuie sur quatre principes :

  • « Favoriser la biodiversité », avec un objectif de 9 % de SIE (surface d’intérêt écologique) sur les exploitations. Cela correspond au niveau 3 de la certification HVE (haute valeur environnementale).
  • « Nourrir le sol pour nourrir la plante » : 51 % des apports azotés sont faits sous forme d’engrais organiques.
  • « Privilégier une agriculture de précision », pour réduire les apports d’intrants, via l’utilisation de nouvelles technologies (drone pour la modulation intraparcellaire, stations météo, sondes d’humidité…).
  • « Favoriser les alternatives à la chimie » : utilisation de solutions de biocontrôle et de substance de défense naturelle (SDN), binage,…

Fort intérêt

Pour l’heure, cette démarche concerne navets, poireaux et carottes. Les premiers lots seront commercialisés dès ce mois d’octobre, à des prix majorés de 25 % à 30 % par rapport au conventionnel. Pommes de terre et salades suivront ensuite. La coopérative est également en train de travailler sur les itinéraires techniques d’autres productions, pour élargir la gamme « au maximum ».

« Il y a un très fort intérêt des producteurs pour la démarche », a assuré Bertrand Totel. Au nombre de 16 à l’heure actuelle, ils sont audités une fois par an sur les obligations de moyens et leur production est systématiquement analysée en laboratoire.

H.P.