Vos résultats baissent d’élection en élection. Comment rebondir ?

En travaillant ! C’est normal d’être challengé quand on est numéro un. À nous de montrer que notre projet colle aux besoins du terrain, que nous sommes allés chercher des avancées avec les dents à Bercy, que nous apportons des solutions dans un contexte économique imprévisible et face aux attentes multiples des consommateurs. Dans cette période de grands changements, le syndicat doit rassurer et servir d’intermédiaire avec la société.

La FNSEA est-elle en mesure de jouer ce rôle ?

Mon équipe a amené un vent nouveau au sein de la FNSEA, et le réseau suit ! En un an et demi, nous avons montré que nous étions ouverts, dans le dialogue autant que dans le travail au jour le jour avec de multiples partenaires. Nous travaillons sur les phytos, la biodiversité, le bien-être animal, la RSE, les circuits courts… Pas question de rester enfermés dans le tiroir des méchants. Le monde bouge, la FNSEA aussi. Et à la différence des autres syndicats, je n’ai pas une goélette, mais un paquebot à faire avancer…

Craignez-vous l’abstention ?

Lutter contre l’abstention est notre premier défi. Nous savons le peu de considération du gouvernement pour les corps intermédiaires, qu’il considère – à tort – comme des ralentisseurs au changement. Le taux de participation sera donc un indicateur important. Nous disons aux agriculteurs : si vous voulez que la profession ait du poids, votez. Votez pour nous !

Pensez-vous pouvoir reprendre les chambres perdues ?

Quand on joue un match, c’est pour le gagner. Nous comptons remporter tous les départements, même les plus difficiles.

Pas de divergences dans la constitution des listes ?

Il reste bien deux, trois départements problématiques, mais cela se résout avec la discussion. Nous apprenons de nos erreurs et l’expérience du Puy-de-Dôme, en 2013, doit nous servir de leçon. Nous avons bien l’intention de faire masse.

Propos recueillis par Alain Cardinaux et Alexis Marcotte