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Les distributeurs en ligne de mire

Lapin
 - Les distributeurs en ligne de mire
© FDSEA Vendée

De nouvelles actions d’éleveurs de lapins ont eu lieu ce jour devant deux magasins E. Leclerc, à Carhaix (Finistère) et Bressuire (Deux-Sèvres), à l’appel des FRSEA et JA de Bretagne, Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine.

Ils étaient une vingtaine d’éleveurs et de représentants des groupements de producteurs à se retrouver ce matin devant le magasin E. Leclerc de Bressuire, dans les Deux-Sèvres. « Nous avons rencontré le directeur du magasin, relate Gabriel Creuzé, le vice-président de la FDSEA de la Vendée. Nous avons été bien reçus, mais comme d’habitude, ils nous écoutent mais ne nous entendent pas… » Les syndicats ciblaient les centres Leclerc, qu’ils accusent de « bloquer toute revalorisation ». « Leclerc mène la danse, et les autres enseignes emboîtent le pas. »

« Un lapin acheté = un éleveur sauvé »

Après cette rencontre, sur laquelle ils fondent peu d’espoir, les éleveurs ont effectué quelques stickages dans le magasin, apposant sur les produits des autocollants pourtant les mentions « Ce prix ne rémunère pas le producteur » ou « Un lapin acheté = un éleveur sauvé ».

© FDSEA Vendée

Après une rencontre à Paris le 19 mai entre des représentants de E. Leclerc et de la filière cunicole, qui n’a pas abouti, et plusieurs actions en régions, Gabriel Creuzé est prêt à aller plus loin s’il le faut : le blocage des magasins.

Une revalorisation de 20 centimes/kg vif

Dans un communiqué, les FRSEA et JA de Bretagne, Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine « en appellent à la distribution » et demandent « une revalorisation de 20 centimes par kg vif pour le producteur et une répartition plus équitable des marges au sein de la filière ».

Les syndicats rappellent la conjoncture difficile que vivent les éleveurs de lapins depuis plusieurs années. « Cette situation s’est aggravée depuis 18 mois pour devenir aujourd’hui catastrophique », estiment-ils.

« La crise est née de la conjonction de trois facteurs, expliquent-ils. Les fortes augmentations qu’ont subies des matières premières spécifiques comme la luzerne depuis 2006, impactant le coût de l’aliment ; une consommation des viandes morose ; et la perte de valorisation des peaux en 2014. À cela s’ajoutent les conséquences sanitaires de la canicule de l’été de 2016 qui a fragilisé les cheptels. »

« Revaloriser nos produits »

« Beaucoup d’éleveurs arrivent en retraite. D’autres réfléchissent à une reconversion de leur atelier. Ceux qui ont investi depuis moins de dix ans sont au bord de la faillite. Cette production représente un enjeu de diversification, sa pérennité est un gage de maintien d’une tradition et d’un savoir-faire de qualité. Il est urgent de revaloriser nos produits. »

E.C.
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