Le « pacte laitier » a été signé mercredi par 14 acteurs de la filière laitière (1). Il ambitionne « de simplifier et de faciliter la mise en oeuvre des projets des éleveurs laitiers à tous les moments de leur vie d'exploitants agricoles », résume la FNPL.

Le pacte prévoit la création d'un observatoire des volumes de lait « réactif et objectif au plan national et par bassin laitier » via FranceAgriMer. Ces outils collectifs ont pour but de permettre aux acteurs de la filière laitière de se référer à des données « fiables, partagées et transparentes ». Le rôle des instances de gouvernance de FranceAgriMer d'analyse de ces données, complété de l'observation des marchés français, européens et internationaux, sera réaffirmé à l'occasion de leur renouvellement au début de 2015. 

Les pouvoirs publics s'engagent à demander à la Banque publique d'investissement (BPI) de travailler en partenariat avec les banques dans l'objectif d'obtenir des garanties bancaires pour faciliter et fluidifier les investissements des exploitations laitières.

  

Logo

Par ailleurs, les pouvoirs publics se félicitent du lancement par la filière d'un logo qui « permettra de promouvoir auprès des consommateurs un lait produit et conditionné en France, gage de qualité et d'emplois dans les territoires. En effet, la filière laitière, comme l'ensemble des filières d'élevage, permet le maintien de nombreux emplois dans les territoires. La reconnaissance de ces nombreux actifs, de leur rôle pour l'activité économique dans de nombreux territoires et leur prise en compte dans les politiques publiques est un enjeu majeur pour la filière laitière. » 

Trois banques signataires du pacte laitier s'engagent à « faciliter l'investissement pour les exploitations laitières, levier essentiel pour affronter les défis laitiers de demain ». L'objectif est double : permettre une meilleure efficacité des agriculteurs et rendre les contraintes de travail plus supportables. Ce besoin de financement est estimé entre 800 millions et 1 milliard d'euros par an.

Assurance fourrage

Deux assureurs ainsi que les pouvoirs publics se sont engagés à mettre les moyens techniques et financiers pour développer l'assurance des prairies de type « assurance fourrage » et ainsi proposer une solution de sécurisation du revenu adaptée aux besoins des éleveurs laitiers.

De son côté, l'APCA s'engage à intégrer un volet de « suivi des volumes laitiers produits » dans l'observatoire de l'installation afin de connaître la typologie des nouvelles exploitations laitières au niveau national et régional à compter du 1er avril 2015. Elle mobilisera le réseau des chambres autour du dispositif « Inosys réseaux d'élevage » pour produire des références sur les systèmes laitiers et pour détecter les systèmes les plus innovants.

France Conseil Elevage, l'Institut de l'élevage ainsi que la profession vétérinaire (SNVEL, SNGTV) se sont engagés au sein du pacte à maintenir un maillage de conseil fort sur tout le territoire et à proposer une offre de conseil adaptée. Vivea s'est engagé dans ce pacte à développer ses offres de formation sur l'économie ainsi que sur les ressources humaines.

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(1) Ministère de l'Agriculture, FNPL, Cniel, APCA, Syndilait, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit mutuel, Groupama, Vivea, SNVEL, SNGTV, France Conseil Elevage, Institut de l'élevage.

Emilie Auvray