Le groupe Senoble et les représentants des groupements de producteurs livrant leur lait à l'entreprise ont signé, mardi en fin d'après-midi, un contrat-cadre, sous le regard satisfait du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire.

« Cette signature est assez symbolique, commente Marc Senoble, qui dirige le groupe industriel du même nom. Les enjeux sont importants pour les producteurs et les industriels. C'est toute la filière qui est engagée dans la contractualisation », poursuit-il en espérant que la grande distribution jouera le jeu.

Philippe Mabille, le porte-parole des groupements de producteurs, ajoute que « si on en arrive là aujourd'hui, c'est grâce à la reconnaissance des groupements par la laiterie. C'est une grosse avancée sur le plan relationnel. C'est la reconnaissance des producteurs par la laiterie, et vice versa. »

Bruno Le Maire n'a pas caché son plaisir, ajoutant que « le contrat n'est qu'un élément du puzzle » à mettre en place pour réguler le marché après la fin des quotas. « Il faut que tout le monde joue le jeu. Il y a des industriels qui ne jouent pas le jeu. Ils n'auront pas gain de cause. Il faut aussi que la distribution joue le jeu. »

Chaque éleveur livrant à Senoble se verra proposer une convention d'application se référant au contrat-cadre. Ce document contiendra notamment les informations individuelles propres à chaque producteur, ainsi qu'une clause de cessibilité du contrat.

E.R.