L'UE doit renoncer à l'augmentation annuelle de 1 % des quotas laitiers, demande la Coordination rurale (CR), qui redoute une nouvelle crise de surproduction.

L'Organisation des producteurs de lait (OPL, branche de la Coordination rurale) demande au ministre de l'Agriculture « d'agir en urgence auprès des autres Etats membres et de la Commission européenne pour que la décision d'augmentation annuelle de 1 % [des quotas] entérinée au niveau européen ne soit pas mise en oeuvre ».

Dans un communiqué, diffusé lundi, « l'OPL appelle au bon sens. L'Europe doit actionner des outils de régulation afin que les producteurs de lait ne subissent pas une nouvelle situation de crise qui sera désastreuse pour l'ensemble de la filière. »

« En mars dernier, alors que tout indiquait qu'une nouvelle crise du lait était imminente, le taux maximal d'allocations provisoires pour la campagne 2012-13 a été fixé à 5 %. »

« Dans ce contexte, l'OPL considère qu'il serait plus raisonnable que la France oeuvre pour stabiliser le marché par une régulation de la production au sein de l'UE au lieu de vouloir donner capacité à l'augmenter. Prétexter la nécessité de réaliser son quota national, c'est envoyer les producteurs dans le mur et l'ensemble du secteur vers une autre crise laitière. »

« Il n'est plus admissible que la France joue, une fois de plus, toute seule, la carte de la régulation européenne pendant que les 26 autres pays de l'UE continuent d'ouvrir en grand les robinets de la production. »