Dans son dernier rapport sur la production laitière, publié le 6 avril 2017, la Rabobank constate que « les prix du beurre continuent à se négocier à des niveaux quasi records. Mais celui de la poudre de lait baisse encore et l’écart entre les deux n’a jamais été aussi important ». La Rabobank prévoit que les cours des ingrédients laitiers restent stables au moins jusqu’au deuxième semestre.

« La production laitière dans les sept principales régions d’exportation a nettement diminué au deuxième semestre de 2016, atteignant un point bas en octobre », constate également la Rabobank, qui publie des détails par bassin.

Europe : Malgré la reprise rapide de la production, la collecte reste 1 % inférieure à 2016 au premier trimestre de 2017. L’intervention de Bruxelles sera nécessaire au soutien des cours de la poudre.

États-Unis : La production croît lentement, mais reste positive alors que la demande forte commence à vaciller en 2017. Les exports vers le Mexique perdent en dynamisme avec le peso qui faiblit. La demande est cependant estimée suffisamment forte pour éponger le supplément de lait.

Nouvelle-Zélande : La production de lait gagne du terrain, malgré le mauvais début de saison, grâce à une météo plus clémente.

Chine : La croissance des importations est inéluctable, bien que la hausse de la demande ralentisse, car les stocks ont été largement entamés en 2016. La Rabobank prévoit une augmentation de 20 % d’une année sur l’autre, ce qui « devrait tenir équilibré le marché de la poudre grasse ».

Amérique du Sud : La meilleure santé financière des fermes brésiliennes va stimuler la production au premier trimestre. En Argentine, la collecte continue de chuter : les exportations ont perdu 30 % en cinq ans.

Australie : La chute de la collecte de lait commence à freiner. La croissance devrait repartir à la fin de l’année 2017, quand les exploitations auront retrouvé de meilleures marges.