Dans le secteur laitier, « la politique de désengagement des pouvoirs publics au profit de relations contractuelles a montré son incapacité à sécuriser le revenu des producteurs », indique le vendredi 6 décembre 2013 dans un communiqué, la Confédération paysanne.

En l'absence d'une politique de maîtrise réellement efficace, « il importe donc d'urgence de sécuriser les contrats et de renforcer les organisations de producteurs dans leur négociation avec les transformateurs ».

« Le non-respect des contrats chez Danone ou Lactalis, la nécessité d'en appeler à un médiateur, démontre, s'il en était besoin, l'inefficacité actuelle de cette politique d'organisations de producteurs (OP) et contrats par entreprise. L'agrément de nouvelles OP par le ministère n'y changera rien, bien au contraire », explique la Confédération paysanne.

Pour le syndicat, « il est urgent de mettre en place une seule organisation de producteurs par bassin siégeant dans les Criel (ndlr : interprofessions régionales), en intégrant les livreurs des coopératives. Elle pourra ainsi négocier un contrat collectif pour l'ensemble des entreprises tel que le contrat France Milk Board (FMB) qui intègre les coûts de production pour le calcul du prix du litre de lait ».

« Au niveau européen, la Commission doit dès maintenant remettre en place des outils de gestion efficaces afin de prévenir les crises qui, sinon, ne manqueront pas d'arriver. Il en va du maintien de producteurs nombreux sur l'ensemble du territoire, source d'emplois directs et indirects », ajoute la Confédération paysanne.