C’est dans ses locaux à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 16 décembre, que FranceAgriMer a présenté une nouvelle analyse du contexte concurrentiel international. L’objectif de cette veille ? Comprendre les forces et faiblesses des filières laitières dans le monde, au travers d’une évaluation comparative de la compétitivité des dix principaux pays acteurs du marché mondial des produits laitiers. La France termine en tête de ce classement.

Dix pays ont été comparés : la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les États-Unis, le Brésil, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Pologne. « Le choix s’est porté sur ces pays car ils représentent environ un tiers de la production mondiale, et deux tiers des échanges internationaux », précise Yves Tregaro, chef de l’unité productions animales de FranceAgriMer.

Basées sur les données de 2013, cette première veille place donc la France en tête du classement avec 645 points. « Il y a des critères objectifs qui font que l’Hexagone a de vrais atouts, martèle Dominique Chargé, président du conseil spécialisé de FranceAgriMer pour les filières laitières. Nous sommes leader au regard des critères étudiés. » Parmi les points forts, FranceAgriMer pointe la durabilité de ses ressources, la maîtrise technique et la capacité à conquérir les marchés.

La Nouvelle-Zélande fait jeu égal

La France pâtit toutefois d’un coût du travail relativement plus élevé que certains de ses concurrents, et d’un potentiel de production qui ne croît pas. La Nouvelle-Zélande arrive deuxième du classement avec 642 points. Les deux facteurs qui la handicapent le plus sont la durabilité des ressources et la maîtrise technique de la fabrication des produits. Son potentiel de production reste un atout. Les Kiwis sont talonnés par l’Allemagne (614 points). Suivent les Pays-Bas et l’Irlande, avec respectivement 590 et 552 points.

Cette première étude montre la compétitivité de la filière française sur le marché mondial en 2013, à la veille de la suppression des quotas laitiers. Les prochaines veilles devraient mettre en exergue les évolutions. « Cette veille apparaît donc comme un outil stratégique permettant aux acteurs de la filière de conforter les points forts, de passer à l’action pour faire reculer les points faibles, tout en se positionnant par rapport aux filières concurrentes sur le marché mondial », assure Dominique Chargé.

Hélène Chaligne