Organisation de producteurs transversale, FMB Grand Ouest regroupe 300 adhérents livrant à 7 laiteries (Lactalis, Savencia, Saint-Père, Vaubernier, Bel, La Sill et Rolland) pour 100 millions de litres de lait collectés. L’OP dispose d’un contrat-cadre avec Savencia et Vaubernier.

Des négociations sont en cours avec toutes les laiteries dans le cadre de l’application de la loi Sapin et de la mise en place des contrats de deuxième génération.

Application de la loi Sapin II

« La loi Sapin II a admis l’incorporation d’un indicateur du coût de production dans la formule de calcul du prix du lait », s’est réjoui Emmanuel Binois, coprésident de FMB GO, rappelant que l’OP s’était toujours positionnée sur ce point. « C’est tout l’enjeu de demain et de notre combat », a-t-il affirmé. « On ne peut pas prétendre être le premier fromager européen et encore se baser sur des indicateurs beurre-poudre d’une autre époque pour fixer le prix du lait. »

Ce à quoi a répondu Christophe Barayre, responsable de la collecte pour la région Ouest chez Lactalis : « Les indicateurs du coût de production peuvent être pris en compte dans le cadre de la négociation mais ils ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’une indexation sur le cours des matières premières dans une économie libérale. » Preuve que le chemin est encore long pour rapprocher producteurs et industriels.

Pourtant, dans les campagnes, l’avenir déjà obscur risque de s’assombrir encore plus si le prix du lait ne remonte pas. Voulant tout de même voir le verre à moitié plein, le coprésident a conclu : « Nous avançons dans les discussions avec les industriels à différentes allures selon les groupes. Il s’agit avant tout d’une question d’hommes et de la volonté de faire ensemble. »

Se tournant vers les industriels, il a ajouté : « Nous essayons de construire, il faut nous accompagner car ce n’est pas parce que nous sommes passionnés par notre métier que nous ne devons pas en vivre. »

Isabelle Lejas