Le groupe fromager Bel a dénoncé la semaine dernière 34 contrats avec des producteurs d'Indre-et-Loire (26 producteurs), de la Sarthe (3) et du Loir et Cher (5), pour un volume total de 17 millions de litres (Ml).

Tous seront repris par la laiterie de St Denis de l'Hôtel (LSDH), qui possède deux sites industriels dans le Loiret et l'Indre, pour une collecte de 125 Ml.

« Bel est depuis longtemps excédentaire en lait, tandis que St Denis de l'Hôtel souhaitait développer sa collecte en propre, plutôt que d'acheter sur le marché spot, pour conforter sa zone de collecte », a expliqué Gérard Choquet, responsable de l'usine Bel de Vendôme.

LSDH a en effet installé de nouvelles lignes dans ses deux usines et souhaite augmenter la part de ses approvisionnements issus de la région Centre.

Eric Gaudron, président de la section lait de l'UDSEA (Indre-et-Loire), se félicite également de la consolidation d'une entreprise de la région Centre. « Le problème du Centre est d'espérer conserver un bassin laitier, alors que plus de la moitié du lait produit part vers des usines hors de la région. »

Cependant, la rapidité du transfert (au 1er novembre pour la collecte et au 1er janvier 2011 pour la facturation) a été « un choc violent ». « Pour certains d'entre nous, cela faisait trois générations que Bel nous collectait », souligne-t-il. « Nous avons informé les éleveurs dès que possible, après information aux salariés de Bel », justifie Gérard Choquet.

Concrètement, la paie des producteurs ne devrait pas s'en ressentir, excepté pour quelques uns, car « l'accord de cession se fait entre entreprises qui respectent l'accord sur le prix du lait et qui n'appliquent pas de flexibilité », précise Gérard Choquet.

St Denis de l'Hôtel rémunère mieux la matière grasse, mais moins la matière protéique. En revanche, les éleveurs devront acheter des tanks de plus grande taille, la collecte n'ayant lieu que tous les trois jours.

E.C.