Cette année, le paiement des allocations provisoires donne lieu à des calculs parfois alambiqués de la part des laiteries.

Laïta (Terrena, Triskalia et Even) paiera les 5 % d'allocations et le remboursement de fin de campagne de 2 % (*) au niveau de la moyenne des valorisations beurre-poudre déterminées par le Cniel sur les quatre mois précédents (de novembre à février pour le paiement de mars) et plafonné au prix interprofessionnel (prix A).

Sodiaal paiera les 3 % d'allocations et le remboursement de 2 % au prix du beurre-poudre du mois en cours, sans plafonner ce dernier. Le volume d'allocations et de remboursement estimé (soit au-delà du quota en dur), évalué à la fin de décembre, est réparti sur les trois derniers mois de la campagne (de janvier à mars). Si l'éleveur ne produit finalement que son quota en dur sur la campagne, la laiterie réajustera le paiement en fin de campagne, de façon à rémunérer les volumes en totalité au prix interprofessionnel.

La valorisation beurre-poudre s'élevait à 308 €/1.000 l en janvier et à 346 €/1.000 l en février. En mars cependant, elle s'annonce d'un tel niveau, et déconnectée de la valorisation réelle de l'entreprise, que la coopérative hésite. Son conseil d'administration délibérera à la fin du mois sur une éventuelle modification du critère de paiement.

Danone accorde 5 % d'allocations à ses trois régions qui ont accepté le principe d'un volume-prix différencié. Il sera payé au prix du beurre-poudre. Les deux régions qui ont refusé n'auront droit qu'aux 2 % de remboursement.

Lactalis a finalement accepté 1,5 % d'allocations, payées au prix interprofessionnel.

Quant à Bongrain, il accorde 2 % d'allocations, également payées au prix interprofessionnel.

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(*) Les 2 % de remboursement de fin de campagne sont attribués à tous les producteurs, sans exception.

E.C.