Le site Lactalis de Craon serait-il victime d’une salmonelle récidiviste ? C’est l’hypothèse avancée par le magazine RIA, dans un article paru ce lundi 8 janvier. « Si les analyses en cours doivent le confirmer formellement, tout semble concorder pour dire que la souche de Salmonella Agona de 2017 dériverait de 2005 », y affirme Simon Le Hello, de l’Institut Pasteur, en charge de l’investigation de cette contamination.

La bactérie aurait « subsisté dans son environnement »

Il y a douze ans, l’usine de Craon, alors propriété de Célia avait été contaminée par une salmonelle. D’après RIA, « la bactérie aurait subsisté dans l’environnement, et se serait adaptée en ne fabriquant plus de sulfure d’hydrogène (H2S) ».

La revue fait état d’un cas similaire aux États-Unis dans une usine produisant des céréales soufflées, pour laquelle « le fabricant a stoppé toute fabrication, retiré tous les équipements, et fermé définitivement la zone contaminée ».

L’échantillonnage en question

Depuis le début de l’affaire en décembre dernier, Lactalis clame « la conformité de ses produits finis », assurant que « toutes les analyses réalisées avant la mise sur le marché n’ont révélé aucune contamination aux salmonelles »…

Selon RIA, la réglementation européenne impose l’absence de salmonelles dans 30 échantillons de 25 grammes de poudre de lait. Or, suite à la première contamination du site de Craon en 2005, l’Institut national de veille sanitaire préconisait de « reconsidérer les normes en vigueur en France ». La FAO (1) et l’OMS (2) recommandent l’absence de salmonelles dans 60 échantillons de 25 grammes.

(1) Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

(2) Organisation mondiale de la santé.

V. Gu.