« Saisie par des consommateurs inquiets, l’UFC-Que Choisir va déposer plainte pour tromperie auprès du procureur de la République de Paris à l’encontre de Lactalis, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances entourant la contamination de laits infantiles à la salmonelle et l’absence de détection de cette contamination », indique l’association dans un communiqué publié lundi.

Savoir ce qui a dysfonctionné

« La DGCCRF (répression des fraudes) est déjà en train de suivre le dossier. C’est plus pour marquer l’intérêt des consommateurs. C’est un sujet qui inquiète particulièrement, on a quelques personnes qui nous ont contactées », a déclaré Nicolas Godfroy, responsable juridique de l’association. Que Choisir souhaite ainsi savoir « vraiment précisément ce qui s’est passé et ce qui a dysfonctionné », a indiqué M. Godfroy, précisant que la plainte serait déposée dans les prochains jours.

La semaine dernière, c’est le père d’une petite fille de trois mois, Quentin Guillemain, qui avait annoncé son intention de déposer plainte auprès du pôle de santé publique du parquet de Paris pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non-assistance à personne en danger » contre Lactalis et la pharmacie où il a acheté le lait. Il devait dans le même temps déposer les statuts d’une association de familles de victimes. Son enfant a consommé un des laits concernés par le rappel, mais n’est pas tombée malade.

625 lots de laits infantiles

Un total de 625 lots de laits infantiles fabriqués par Lactalis sont visés par le retrait. Le 10 décembre, le ministère de l’Économie avait publié une liste de 620 lots de laits faisant l’objet d’un rappel massif, en France et à l’étranger — soit près de 7 000 tonnes de produits, à laquelle se sont ajoutés la semaine dernière cinq lots également produits sur le site de Craon (Mayenne), à la demande du fabricant.

E.C., d’après AFP