Biosco commercialise son logiciel d’optimisation de la logistique agricole

RonGo est lancé dans sa phase commerciale. Le logiciel développé par la start-up Biosco née en 2016 est disponible depuis ce 23 mars. L’OAD à destination des coopératives agricoles et forestières doit optimiser les performances logistiques des clients en réduisant les coûts et l’impact environnemental des opérations.

Selon Biosco, RonGo peut permettre de « réduire de 10 % les charges liées à la collecte, au transport et au stockage ». Cet outil est disponible via un abonnement et fonctionne d’après des données préenregistrées : prévisionnel des collectes, produits en stocks, sites, produits, équipements et contrats.

À partir de ces données, l’utilisateur élabore des scénarios en amont de la collecte, pour connaître ses impacts en coût, équipement et main-d’œuvre. Une analyse est proposée en aval de la collecte. Comparée au prototype, la dernière version comporte des fonctionnalités supplémentaires comme le séchage. Une cinquième personne vient d’être recrutée pour accompagner à la prise en main de l’outil.

300 ruches équipées du boîtier B-Keep…

… Et plus de 1 000 précommandes enregistrées à travers le monde. La jeune pousse Hostabee née en 2015 démarre son activité sur les chapeaux de roue. Il faut dire que le secteur d’activité représente un enjeu fort : veiller sur les abeilles, qui sont en déclin, alors qu’elles doivent participer à la pollinisation de 80 % des espèces végétales. Hostabee a aussi bénéficié d’une belle visibilité au CES de Las Vegas et au Salon de l’agriculture.

Ses débuts ont par ailleurs été encouragés par l’Union européenne avec 140 000 € d’aides et par les Hauts-de-France pour 9 000 €. Il faut débourser 86 € pour s’offrir un exemplaire du boîtier B-Keep accompagné d’un abonnement d’un an. Vendue sur internet puis livrée, la solution connectée permet de connaître température, humidité de la ruche, avec une connexion à bas débit. Les distributeurs de matériel apicole pourraient bientôt la distribuer.

4 prix décernés à la deuxième édition du Api-Agro Hackathon

Une vingtaine de projets, émanant aussi bien des collectivités territoriales, que des instituts techniques agricoles, des entreprises privées ou des start-ups, ont été reçus par l’équipe Api-Agro dans le cadre de cette deuxième édition du hackathon. Après une première phase de présélection, la compétition s’est tenue les 6 et 7 février derniers dans les locaux de GS1.

Après cet intense travail, 6 prototypes informatiques pleinement fonctionnels et opérationnels ont été réalisés. Tous ont pu valoriser des données et des API (Application Programming Interfaces ou interface de programmation applicative) mises à disposition sur la plateforme Api-Agro. L’annonce des résultats a eu lieu de 1er mars au Salon international de l’agriculture.

Le premier prix au projet VigieNet : il consiste à croiser des données d’épidémiosurveillance sur les cultures de blé tendre et d’orge d’hiver et des données d’analyse de laboratoire sur des échantillons ravageurs pour anticiper le développement de virose.

Le second prix au projet VineHealthWatch : il s’agit là de croiser des données d’épidémiosurveillance et des données météorologiques pour avoir un outil de suivi et de prévision des maladies sur la vigne.

Deux prix « Espoir du jury » :

  • Projet See’Cow : croisement de données élevage (contrôle de performances, événements de reproduction, insémination, lactation, carnets sanitaires, parage) pour identifier les vaches les plus performantes selon plusieurs critères économiques, environnementaux, sociaux.
  • Projet EasyMeca : intégration de données « machinisme » dans l’application MyEasyFarm pour calculer les coûts réels de mécanisation de l’agriculteur.

L’ensemble des porteurs de projet sont invités à venir « pitcher » lors de l’Agri Startup Summit, organisé en Vendée en novembre 2018. Les deux premiers prix ont remporté un accompagnement de la part d’Api-Agro sur les aspects techniques et une proposition d’incubation et de suivi pour transformer ces preuves de concept en applications.

Micropep Technologies lève 4 millions pour développer des bioherbicides et des biostimulants

Micropep Technologies, spécialisée dans le développement de solutions vertes favorisant le développement et la résistance des plantes à partir de micropeptides, a annoncé le 6 mars avoir mené avec succès une levée de 4 millions d’euros auprès de deux nouveaux investisseurs – Sofinnova Partners, meneur de l’opération, et Irdi Soridec Gestion – ainsi qu’auprès de son partenaire historique, la SATT Toulouse Tech Transfer. Biotech Developpement Conseils (BDC Lifescience) a accompagné Micropep dans cette levée.

Micropep identifie et exploite des « miPEPs » (ou « micropeptides »), ces protéines naturelles produites par les plantes qui permettent de réguler de façon temporaire et modérée l’expression de gènes clés pour leur développement, sans aucune modification d’ADN. Chaque micropeptide permet ainsi de cibler spécifiquement une famille de gènes donnée chez une espèce végétale déterminée, permettant de développer des traitements ciblés.

Les micropeptides peuvent ainsi être utilisés pour accélérer ou ralentir la germination, augmenter la résistance aux maladies ou encore améliorer la floraison.

Vincent Gobert