Il dit avoir déplacé sa maison et planté des arbres pour échapper aux bruits et aux effluves des cochons de son voisin, éleveur. En vain. Excédé, un Canadien soixantenaire a interpellé le ministère de l’Environnement et déposé plainte auprès de la sûreté du Québec (équivalent de la police en France) pour mettre fin à ce qu’il décrit comme un calvaire. « Ce n’est pas vivable ici », a-t-il indiqué au quotidien québécois TVA nouvelles.

Terrain glissant

Résultat : ses plaintes n’ont pas été retenues, et l’homme a dû payer une amende de 500 euros pour « enseigne d’opinion non conforme ». Il avait en effet collé une affiche exprimant tout son « dégoût » à l’égard de son voisin et de sa porcherie. Son message a été jugé illégal par la justice.

Celui qui se dit être vu par les autres habitants comme « le chialeux du village », continue de protester. Il a été reçu par le maire de la commune tout comme son voisin. « Mon travail, c’est de concilier les deux parties pour trouver un terrain d’entente, et actuellement ce n’est pas faisable », a indiqué le maire du village.

Cinq minutes de trop

En France, les éleveurs ne sont pas épargnés par ce type de plaintes. Dernière en date : un agriculteur de Haute-Savoie a été récemment convoqué par la gendarmerie, parce que ses vaches devaient emprunter 800 mètres de route pour se rendre de la salle de traite au pré. Cinq minutes de trop pour un automobiliste venu s’installer récemment dans la région. L’agriculteur attend désormais de savoir quelle suite sera donnée à l’affaire.

Un autre éleveur a été obligé de son côté de réaliser un chemin de 300 mètres pour éviter à ses vaches de passer sur la route. De là à les enfermer dans un grand bâtiment sans jamais voir les prés, il ne semble y avoir qu’un pas.

Rosanne Aries