Le tribunal a annulé trois arrêtés préfectoraux : la déclaration d’utilité publique (DUP), l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées (la zone humide de Sivens en comportait une centaine), selon l’arrêt du tribunal.

Satisfaction des opposants

« C’est la confirmation par la justice que ce projet était bien illégal et que, donc, les opposants, y compris les zadistes, avaient raison », a réagi Ben Lefetey, porte-parole du Collectif Testet, qui réunit de nombreux opposants.

Sollicité, le conseil départemental du Tarn, maître d’ouvrage, n’avait pas encore réagi à la mi-journée. L’annulation des arrêtés devrait compliquer la mise en place du nouveau projet de barrage adopté en mars 2015 par le département en même temps qu’il entérinait l’abandon du projet initial décrété par la ministre de l’Écologie.

Le nouveau projet combattu lui aussi

Le nouveau projet est lui aussi combattu par les opposants au barrage initial, qui estiment que des moyens alternatifs existent pour alimenter en eaux les terres agricoles alentour. « S’ils passent à nouveau en force, on sera là pour s’opposer. Il y aura à nouveau des zadistes », a averti Ben Lefetey.

AFP