Le 8 mars 2022, journée internationale des droits des femmes, l’Association française des journalistes agricoles (Afja) a organisé un débat en présence d’agricultrices, à l’Académie de l’agriculture à Paris. Constat : dans le monde agricole, il reste beaucoup à faire en matière d’égalité femmes-hommes.

Selon Françoise Liebert, haute fonctionnaire en charge de ce sujet au ministère de l’Agriculture : « Avec le besoin de renouvellement des générations en agriculture, il est important de s’intéresser aux femmes et de comprendre pourquoi leur proportion parmi les chefs d’exploitation stagne autour de 25 % depuis vingt ans. Ce n’est pas parce que l’égalité des droits existe que celle-ci se concrétise en une égalité réelle des chances. Il faut donc identifier les obstacles à la parité et les lever. »

Lutter contre les stéréotypes sexistes

Les études montrent que les hommes exerçant le métier d’agriculteur sont ceux qui s’investissent le moins dans les tâches ménagères et parentales. « Nous militons pour lutter contre ces stéréotypes sexistes et pour faciliter la mixité aux postes décisionnels dans les instances professionnelles. L’avis et les besoins des femmes doivent être mieux entendus », a poursuivi la fonctionnaire.

Violences faites aux femmes

Quant au mouvement #MeToo, il a gagné toute la société, les campagnes y compris. Parler des violences sexistes et sexuelles est « une libération indispensable, un respect mutuel à avoir les uns envers les autres quel que soit le genre », a estimé Michèle Boudoin, éleveuse dans le Puy-de-Dôme et présidente de la Fédération nationale ovine (FNO).

Aurore Cœuru