S’exprimant lors d’un événement lundi à Brasilia, Jair Bolsonaro a déclaré que les deux dirigeants avaient discuté de « sécurité alimentaire » et de « insécurité énergétique », sans donner davantage de détails.

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« Un approvisionnement ininterrompu »

Le Kremlin a indiqué dans un communiqué que, lors de cette conversation téléphonique, Vladimir Poutine avait « souligné que la Russie s’engage (ait) à remplir ses obligations pour assurer un approvisionnement ininterrompu des agriculteurs brésiliens en engrais russes ».

Le dirigeant russe a en outre appelé à « rétablir l’architecture du libre-échange des denrées alimentaires et des engrais, effondrée par les sanctions occidentales » contre la Russie en raison de son invasion de l’Ukraine le 24 février.

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Puissance agricole mondiale, le Brésil importe plus de 80 % de ses engrais, un chiffre qui atteint les 96 % dans le cas du potassium, selon les données du ministère de l’Agriculture.

Plus de 20 % des engrais importés proviennent de la Russie, principal fournisseur du Brésil.

La première puissance économique de l’Amérique latine a cherché à renforcer ses marchés d’approvisionnement, principalement en se tournant vers le Canada, la Jordanie, l’Égypte ou le Maroc, et cherche à relancer sa production nationale d’engrais.

Le sénateur Flavio Bolsonaro, fils du président brésilien, a rappelé lundi sur Twitter que son père avait rencontré Vladimir Poutine en février, quelques jours avant l’invasion de l’Ukraine, « pour discuter, entre autres, de la fourniture d’engrais fondamentale pour notre sécurité agroalimentaire ».

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AFP