Bruno Le Maire lance vendredi un cycle de discussions avec toutes les organisations syndicales représentatives qui doit se poursuivre jusqu'au mois de mars.

« Ouvrons le dialogue à la Maison du lait, prenons un certain nombre de sujets, comme le prix du lait, l'organisation des contrats, l'avenir de la politique agricole commune et discutons ensemble de ces sujets, suivant un calendrier qui doit se clore en mars prochain, a déclaré hier le ministre de l'Agriculture à l'Assemblée nationale. Et en mars prochain, sur la base de ces discussions, j'ose espérer que le dialogue qui se sera conduit dans le cadre de la Maison du lait, aura permis de débloquer les choses et de montrer que le dialogue est préférable à la confrontation actuelle. »

Un calendrier que la Confédération paysanne a accepté après sa réunion au ministère de l'Agriculture mercredi soir. « C'est la reconnaissance de l'intérêt public des interprofessions », estime Philippe Collin, le porte-parole de la Confédération paysanne. « Pour faire évoluer les positions, il faut aussi se parler », concède-t-il. Le syndicat a décidé de prouver sa bonne volonté et sa capacité à travailler avec les autres organisations et donc à intégrer les interprofessions.

Toutefois, une frange dure de la Confédération paysanne ne semble pas satisfaite de ce compromis. Les quatre grévistes de la faim auraient l'intention de continuer leur action. « C'est en négociation », explique-t-on à la Confédération paysanne. La négociation est ouverte également avec les forces de l'ordre, afin de quitter la Maison du lait dans les meilleures conditions. La sortie pourrait intervenir en début d'après-midi.

A.De.