La Confédération paysanne a annoncé lundi que quatre de ses membres, dont le secrétaire national du syndicat, André Bouchut, avaient commencé le même jour à midi une grève de la faim à la Maison du lait à Paris pour obtenir que le syndicat soit représenté au sein de l'interprofession laitière (Cniel).

Depuis le 8 septembre, des militants de la Confédération paysanne occupent les locaux de la Maison du lait.

« Rien ne bouge. Notre objectif n'a pas changé, nous voulons participer à l'interprofession laitière pour défendre les paysans », a déclaré André Bouchut.

« Nous avons essayé pendant trois semaines de bouger les choses et nous n'y sommes pas arrivés. La médiation, décidée par la justice, pour l'instant n'a pas abouti », a-t-il ajouté.

« C'est un constat d'échec. Nous avions pensé pouvoir entamer un travail de fond mais celui-ci n'a pas abouti en raison du manque de volonté politique, du manque de volonté de la FNSEA », selon André Bouchut.

A la mi-septembre, la justice, saisie en référé par l'interprofession, avait nommé un médiateur qui doit rendre ses conclusions le 29 septembre.

« Une nouvelle procédure en référé a été intentée contre la Confédération paysanne à la fin de la semaine dernière, cette fois-ci par les locataires de la Maison du lait (FNPL, FNCL, FNIL et autres locataires). L'audience s'est tenue ce matin et le jugement sera rendu le mardi 28 » septembre, a expliqué le syndicat, dans un communiqué.

« La Confédération paysanne a décidé de durcir son action à Paris et de porter le mouvement dans les régions », poursuit-elle.

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