Lors de sa rencontre le 6 avril avec les représentants de la filière apicole, Stéphane Travert a souhaité « faire le point sur la création de l’interprofession, le sauvetage de l’Institut de l’abeille et, dans le cadre des États-généraux de l’alimentation, envisager une évolution de la réglementation de l’étiquetage sur l’origine des miels », a fait savoir InterApi, la nouvelle interprofession des produits de la ruche, dans un communiqué du 9 avril.

Aide au maintien de l’Itsap

Le ministre a « rappelé son attachement à conforter et pérenniser l’Itsap-Institut de l’abeille », précise le communiqué. Une aide d’urgence de 400 000 € avait ainsi été accordée à l’Itsap à la fin de janvier 2018 par le ministère, et un audit visant à revoir le modèle économique de l’institut est en cours. Éric Lelong, le président de l’interprofession, a demandé qu’à l’issue de cet audit, « les pouvoirs publics abondent un financement complémentaire permettant de sécuriser la santé financière de l’Institut pour l’année 2018 ».

Étiquetage de l’origine des miels

L’interprofession a également présenté au ministre ses attentes concernant l’étiquetage de l’origine des miels et la fin de la mention « mélange de miels originaires UE/non-UE ». Faisant suite aux États-généraux de l’alimentation (EGA), cette demande a aussi émané des parlementaires. Stéphane Travert a précisé que « le gouvernement entend donner suite et que le sujet devra également être porté à l’échelon européen ».

Par ailleurs, la Confédération paysanne, membre de l’interprofession, a rappelé au ministre lors de cette rencontre « l’importance de tenir les engagements sur l’interdiction des néonicotinoïdes et la sortie du glyphosate », ainsi qu’un soutien à l’amendement du projet de loi des EGA de déterminer une définition précise des néonicotinoïdes.

A.M.