Selon un nouveau rapport publié le mercredi 23 septembre 2020 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le commerce mondial des produits agroalimentaires a plus que doublé depuis 1995, atteignant 1 500 milliards en 2018.

Plusieurs facteurs ont été déterminants dans cette croissance des échanges. L’abaissement des coûts de transport a permis de commercer à moindres frais. Les politiques commerciales et le recul des droits de douane sur les importations – dû à l’entrée en vigueur de l’accord sur l’agriculture de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en janvier 1995, ainsi que de nombreux accords commerciaux bilatéraux et régionaux – ont aussi joué un rôle moteur dans le renforcement des échanges de produits alimentaires et agricoles.

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C’est surtout le commerce des produits transformés qui a augmenté, et cela, depuis l’année 2000.

À l’échelle mondiale, la majeure partie des produits alimentaires sont échangés par des pays à revenu élevé, qui représentent une part égale des exportations et des importations alimentaires.

© Calculs de la FAO à partir des données provenant de la base de données Comtrade des Nations unies (consultée en mai 2020)

Quid des agriculteurs des pays en voie de développement ?

Selon la FAO, « une plus grande participation des exploitants aux marchés ouvre l’éventail de leurs choix. Les marchés permettent aux agriculteurs de prendre des décisions plus éclairées concernant leur exploitation, leur famille et eux-mêmes lorsqu’ils choisissent comment et quoi produire, ou comment investir. ». Cependant, le rapport précise que dans de nombreux pays en développement, « les agriculteurs se heurtent à d’importantes difficultés pour accéder aux marchés. La situation est pire encore pour les femmes. La rigueur des exigences des chaînes de valeur modernes pourrait aggraver l’isolement des agriculteurs par rapport au mécanisme des marchés ».

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Renaud d’Hardivilliers