Il y avait la marque, il y a désormais le magazine. Lancée par le gouvernement pendant le Salon de l’agriculture de 2020, la marque Taste France (qui peut se traduire pas Goûtez la France mais qui peut aussi se comprendre comme Connaissez la France) se consacre à la promotion alimentaire de la France à travers des événements ou des opérations spéciales, et désormais avec son magazine numérique Taste France magazine.

Dirigé par Sopexa dans le cadre d’une concession du ministère de l’Agriculture, Taste France magazine se décline en un site web et des réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Pinterest, et Youtube et Wechat pour la Chine). Le ministère de l’Agriculture a désigné cinq pays comme prioritaires parmi les marchés étrangers : les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine et le Japon. Le magazine peut donc se lire dans plusieurs langues : l’anglais, l’allemand, le japonais, le chinois et le français. Une version espagnole est prévue pour 2021.

> À consulter : le site de Taste France magazine (français)

« Taste France magazine se veut un magazine de la nourriture du quotidien. Nous visons bien sûr les amoureux de la France, qui sont notre cible naturelle, mais nous voulons élargir cette cible vers les jeunes entre 20 et 25 ans et ceux qu’on appelle les “foodies”, c’est-à-dire les amateurs de toutes les cuisines et de la gastronomie », explique Maxime Cambien, chef de projet pour la Sopexa.

Se marier avec la cuisine locale

De bonne réputation, la cuisine française porte son image de sophistication et son défaut d’être difficilement accessible. C’est ce que le magazine Taste France cherche à compléter en montrant, au contraire, qu’elle peut se marier facilement avec les cultures locales. Les différentes versions du magazine comportent une fonction Mix and match où le visiteur peut générer une recette simple qui associe un produit local et un français. Un partenariat avec la startup française Mapster permet aussi de savoir où trouver des produits français autour de soi. En France, ce ne sera pas forcément nécessaire mais à Tokyo, ça peut sans doute aider.

« J’ai tout de suite senti ce qui rapprochait la France et la culture alimentaire japonaise : l’importance de la saisonnalité des produits », raconte par exemple Waturu Iwata, sommelier japonais à Kyoto qui a rêvé de la France durant toutes ses études d’œnologie, et qui fait partie désormais de l’équipe éditoriale de Taste France magazine.

Des partenariats avec les exportateurs

Enfin, le magazine contient des reportages sur les produits français. Ils sont écrits pour moitié par des rédacteurs locaux qui sont des journalistes ou des chefs ou des influenceurs connus dans le monde de la gastronomie du quotidien. La Sopexa vend aussi ses contenus à des partenaires sous le principe du « brand content ». L’interprofession des vins de Loire Interloire a déjà commencé à nouer un tel partenariat. Il ne consiste pas à pousser à l’étranger des textes déjà produits par Interloire mais à construire un récit en commun en combinant la ligne éditoriale du magazine et le message du partenaire, Interloire en l’occurrence.

Éric Young