Ce que les constructeurs vous réservent pour l’avenir
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  • Kubota a investi dans la start-up israélienne Tevel au début de l’année. C’est donc sans surprise que le constructeur japonais poursuit ses travaux sur la robotisation de la cueillette avec des drones. Les fruits sont cueillis par des drones équipés d’un dispositif de compensation de l’effet du vent. Chaque engin est équipé d’un dispositif de détection et d’analyse des fruits afin de ne les cueillir qu’à maturité. Les aéronefs sont reliés à une plateforme logistique mobile par un cordon ombilical qui leur assure la recharge en électricité et se charge de convoyer les fruits.

  • Bosch développe un système de vision pour les engins agricoles qui regroupe toutes les données générées par diverses caméras, radars et capteurs à ultrasons sur un écran central. En superposant ces images, les constructeurs de matériels agricoles sont en mesure de comparer les performances des capteurs et de réaliser des prototypes avec les meilleures solutions.

  • L’AEF, l’association qui gère le standard Isobus, développe une solution de partage en temps réel des lignes de guidage et des fourrières entre des machines de marques différentes travaillant dans la même parcelle.

  • Le concept « protéine connectée » de New Holland vise à proposer une transparence et une traçabilité totale de l’agriculteur au consommateur sur l’ensemble du cycle de développement de la culture. À cet effet, les données agronomiques de chaque intervention sont centralisées et un rapport complet sur le rendement et la qualité est généré après la moisson.

  • Avec le Controlled Row Farming, Amazone adapte le principe du CTF, qui consiste à passer sur les mêmes traces de roues. Le CRT consiste ainsi à toujours travailler la même ligne et donc à implanter des lignes de semis permanentes. Toutes les cultures sont ainsi implantées avec un interrang de 50 cm, en rang simple pour le maïs ou double pour les céréales.

  • Avec son projet H2-Agrar, Fendt explore le potentiel de l’hydrogène en agriculture. Le gaz peut être produit sur la ferme grâce à différentes sources d’électricité renouvelable et utilisé comme carburant dans les tracteurs.

  • Steyr, du groupe CNH, travaille sur un entraînement hybride intégrant une transmission électrique. Cette architecture hybride peut être couplée à la boîte à double embrayage déjà utilisée sur les tracteurs CNH.

  • Bayer se penche sur la gestion intégrée de la dérive. L’objectif est de transférer automatiquement les informations sur la sensibilité à la dérive figurant sur l’étiquette du bidon directement dans le logiciel de commande du pulvérisateur de générer une carte d’application qui prend en compte le risque, notamment pour les ZNT. Parallèlement, la vitesse et le sens du vent sont mesurés en temps réel. Lorsque cela s’avère nécessaire, les buses antidérives sont commutées ; afin de respecter les ZNT.

  • Le groupe Agco planche sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et plus particulièrement du machine learning pour automatiser le réglage des outils et du tracteur. L’objectif est d’obtenir le meilleur compromis entre la performance agronomique, la consommation, les émissions et le rendement, quel que soit le niveau de compétence du chauffeur.

  • Le projet Spot Farming de l’Université technique de Braunschweig vise à optimiser la production en se basant au niveau de la plate. L’objectif est d’améliorer quatre points : le choix de la variété, voire de la culture, la gestion dans le temps et l’espace, l’utilisation d’intrants chimiques et l’impact sur le paysage.