Le règlement européen enregistrant l'indication géographique protégée (IGP) « porc d'Auvergne », ainsi que celui enregistrant l'IGP « boeuf de Vendée » ont été publié mercredi au Journal officiel de l'Union européenne.

« Le porc d'Auvergne est un porc élevé en plein air dont la viande se caractérise par sa fermeté et sa couleur rouge homogène », explique l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité).

La zone de production est centrée sur les départements de la région Auvergne et s'étend sur une partie des départements limitrophes.

« L'abattage du porc d'Auvergne à un âge de 26 semaines engendre une viande au goût plus marqué et offrant une meilleure liaison pour les charcuteries et salaisons », précise l'Institut.

« Les animaux retenus pour l'élevage et la production de boeuf de Vendée sont des génisses, des jeunes vaches ou des mâles castrés présentant un poids de carcasse minimum de 380 kilos. Les veaux sont élevés sous la mère jusqu'au sevrage », explique-t-il également.

La zone de production s'étend sur l'ensemble du département de la Vendée, ainsi que sur quelques cantons de Loire-Atlantique, de Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres.

« Le mode d'élevage du boeuf de Vendée reconnaît le système ''naisseur-engraisseur'' typique de la région », ajoute l'Inao.

Après le sevrage, l'alimentation du boeuf de Vendée est principalement constituée de fourrages qui doivent provenir à 80% de l'exploitation.

L'IGP est un signe européen qui existe depuis 1992 et qui désigne un produit dont les caractéristiques sont liées au lieu géographique dans lequel se déroule au moins sa production ou sa transformation selon des conditions bien déterminées. Pour les producteurs, l'IGP garantit une protection de la dénomination sur tout le territoire de l'Union Européenne, rappelle l'Institut.